Louange
à Allah
Les
effets de l’imitation de l’Occident dans le domaine de l’attribution du nom
sont nombreux. L’un de ces effets consiste dans la suppression du mot ibn
(fils/fille) entre le nom d’une personne et celui de son père. A son origine,
cette pratique avait pour cause le fait que certaines personnes adoptaient des
enfants et voulaient leur donner leurs noms. Pour les distinguer de leurs vrais
enfants, ils disaient dans le cas des premiers : Ahmad ibn Muhammad par exemple,
et dans le cas des seconds Ahmad Muhammad. A partir du 14e siècle,
on a systématisé la suppression du mot « ibn ». Ce qui est
inadmissible linguistiquement, traditionnellement et légalement. C’est à Allah
seul que l’on doit s’en plaindre !
L’un
des effets de cette pratique consiste dans l’attribution à la femme du nom de
son mari. En Principe, l’on doit dire Une telle fille d’Un tel et non une telle
épouse d’Un tel. Allah le Très Haut dit : « Appelez-les par le nom de leurs
pères. C’est plus équitable aux yeux d’Allah » (Coran, 33 : 5). Ceci est
valable aussi bien dans la vie d’ici-bas que dans l’Au-delà d’après ces propos
du Prophète (bénédiction et salut soient sur Lui) : « Au jour de la Résurrection,
on affectera un drapeau au traître et dira : voici la traîtrise d’Un tel fils
d’Un tel. » (rapporté par Boukhari, 5709 et Mouslim, 3265).
Cheikh
Bakr Abou Zayd (Puisse Allah le préserver) a dit : « Ceci fait partie des
secrets de la législation. En effet, l’affiliation au père est plus apte à identifier
l’individu et à le distinguer car le père est dépositaire de l’autorité sur
son fils et sa mère aussi bien dans le foyer qu’à l’extérieur. C’est pour veiller
aux intérêts de l’enfant qu’on le voit dans les rencontres publiques et les
marchés, et on le voit s’exposer aux dangers des voyages effectués pour se procurer
de la subsistance licite et entretenir les intérêts de sa famille et ses affaires.
C’est pourquoi il convient bien de s’affilier à lui et non à celle restée au
foyer, celle à qui Allah s’est adressé en ces termes : « Restez dans vos
foyers » (Coran, 33 ; 33). Voir Tasmiyyatou al-mawloud, p. 30-31).
Etant donné l’absence d’une relation de parenté
entre l’épouse et son mari, comment donner le nom de famille de celui-ci à celle-là
? En outre, elle peut être répudiée ou perdre son mari et épouser un autre,
continue-t-elle dans ce cas de changer de nom avec les changements de mari ?
A cela s’ajoute le fait que son affiliation à son père fonde des dispositions
relatives à la succession, aux dépenses, aux relations de parenté entre autres.
Le fait de lui attribuer le nom du mari détruit tout cela. Et puis, le mari
portant le nom de son propre père, quel rapport pourrait alors exister entre
elle et le nom du père de son mari ? Ceci est un leurre par rapport à la raison
et la réalité. Le mari n’a rien qui lui donne le droit de donner son nom à sa
femme tout en conservant, lui, celui de son propre père ! C’est pourquoi toute
dame qui a pris le nom de son mari doit rétablir les choses dans leur ordre
normal. Nous demandons à Allah d’améliorer les conditions des musulmans.